Sécurité du quotidien : protéger, prévenir et apaiser

L’enjeu

Pouvoir se déplacer, vivre et se retrouver à Liancourt en toute sérénité, à chaque âge de la vie, sans céder ni à la peur ni à la surenchère.

Notre ligne directrice

Assurer une sécurité du quotidien efficace repose sur trois piliers : une présence humaine renforcée, une prévention organisée et une coopération claire avec l’État.

Ce que nous avons fait

  • Les effectifs de la police municipale sont passés de 1 à 4 agents en 6 ans, avec des équipements adaptés à leurs missions.
  • Création d’un Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD), associant gendarmerie, préfecture et partenaires locaux.
  • Déploiement d’un réseau de vidéoprotection encadré par la loi (100 caméras à ce jour), utile aux enquêtes judiciaires (plus de 100 réquisitions par an).

Ce que nous ferons entre 2026 et 2032

  • Consolider la police municipale, dans le respect des capacités financières de la commune.
  • Achever la création engagée d’un poste de police municipale visible et accessible, intégrant accueil du public et hébergement d’urgence.
  • Poursuivre une stratégie de prévention coordonnée, en complémentarité stricte avec la gendarmerie.

Un choix clair et assumé

La police municipale n’est pas la gendarmerie. Nous faisons le choix d’une police de proximité, non armée, lisible dans ses missions et pleinement complémentaire des forces de l’État.


Notre projet complet sur la sécurité du quotidien

Assurer la tranquillité publique : une sécurité du quotidien, responsable et équilibrée

La sécurité est une condition essentielle du vivre-ensemble. Elle permet à chacun de se déplacer librement, de profiter de l’espace public et de vivre sereinement à chaque étape de la vie. À Liancourt, nous avons toujours fait le choix d’aborder cette question avec sérieux, sans dramatisation ni déni, en privilégiant une sécurité du quotidien, fondée sur la présence humaine, la prévention et la coopération avec l’État.

La sécurité ne se résume pas à des discours ou à des chiffres isolés. Elle se construit dans la durée, par des décisions concrètes, une organisation claire et un travail collectif mené avec constance.

Un renforcement net et assumé des moyens municipaux

Au cours du dernier mandat, la commune a engagé un renforcement très significatif de sa police municipale. Les effectifs sont passés d’un à quatre agents en six ans. Ce choix traduit une volonté claire : assurer une présence plus régulière sur le terrain, améliorer la réactivité et renforcer le lien de proximité avec les habitants.

Cette montée en puissance s’est accompagnée d’une professionnalisation progressive. Les agents disposent aujourd’hui d’équipements adaptés à leurs missions : moyens de protection individuelle, gilets pare-balles, véhicules, vélos, ainsi que des équipements de dissuasion non létaux. Nous restons à l’écoute de leurs besoins opérationnels, dans un cadre clair et responsable.

Nous avons fait un choix assumé : ne pas équiper la police municipale d’armes à feu. Une telle décision créerait une confusion entre les missions de la police municipale et celles de la gendarmerie. Elle ne renforcerait ni l’efficacité, ni la clarté de l’action publique. Notre approche est cohérente, lisible et respectueuse du rôle de chacun.

Des conditions de travail renforcées, au service de l’efficacité

Jusqu’à récemment, les agents municipaux étaient installés dans des locaux inadaptés, au sous-sol de la mairie. Depuis l’été dernier, ils disposent d’un bâtiment dédié, offrant des conditions de travail dignes, fonctionnelles et sécurisées.

Dans cette continuité, la création d’un poste de police municipale plus visible, intégrant un accueil du public, des vestiaires et trois logements dédiés à l’hébergement d’urgence pour les victimes de violences intrafamiliales, est aujourd’hui à l’étude. Ce projet a été travaillé avec les services de l’État et discuté avec la préfecture, qui en salue l’initiative. Il illustre une vision globale de la sécurité, intégrant à la fois la tranquillité publique et l’accompagnement humain des situations d’urgence.

Prévenir plutôt que subir : un travail collectif structuré

Durant le dernier mandat, la commune a également créé un Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance, associant la gendarmerie, les services de la préfecture et de nombreux acteurs engagés dans la tranquillité du quotidien.

Ce cadre de travail permet de mener des actions ciblées, construites en concertation avec l’ensemble des partenaires : prévention, accompagnement des publics, coordination des interventions. Il s’agit d’un outil essentiel pour agir en amont, comprendre les situations locales et apporter des réponses adaptées, loin des approches simplistes.

Police municipale et gendarmerie : des rôles distincts et complémentaires

À Liancourt, la sécurité repose sur une organisation claire des responsabilités :

  • La police municipale intervient sur la tranquillité publique, la prévention, la présence de proximité, la régulation de l’espace public, le respect des arrêtés municipaux ;
  • La gendarmerie nationale, implantée sur la commune, est compétente pour la police judiciaire, les enquêtes, les infractions pénales (violences, vols, trafics…), le maintien de l’ordre, les situations relevant de la sécurité intérieure de l’État.

Un policier municipal ne remplace pas un gendarme dans ses missions. Cette complémentarité est une force. Elle permet une action efficace, coordonnée et lisible pour les habitants. C’est cette clarté que nous défendons, loin de toute surenchère.

La vidéoprotection : un outil utile, mais encadré

La commune est équipée d’environ une centaine de caméras, dont les implantations ont été décidées en lien avec la préfecture et la gendarmerie. Ces dispositifs ont un objectif précis : appuyer les enquêtes judiciaires et sécuriser certains espaces. Les images ne sont pas consultables librement. Leur visionnage est strictement encadré par la loi et n’est possible que dans le cadre d’une enquête de police judiciaire.

La vidéoprotection n’est pas conçue pour traiter les incivilités du quotidien (dépôts sauvages, déjections canines, petites dégradations). Elle n’est ni une surveillance permanente, ni une réponse universelle. Mais à plus de 100 reprises par an, elle permet aux gendarmes de fournir à la justice des preuves indispensables à l’enquête et à la poursuite de délinquants.

Statistiques de criminalité : comprendre pour ne pas se tromper

Liancourt accueille un établissement pénitentiaire, ce qui entraîne des situations spécifiques à ses abords. Certaines interventions de la gendarmerie aux alentours de la prison – notamment les lancers d’objets ou de stupéfiants, ou l’usage de drones – sont comptabilisées dans les statistiques de faits constatés sur la commune. En revanche, les faits intervenant à l’intérieur de l’établissement, lorsqu’ils relèvent du régime disciplinaire pénitentiaire, ne donnent pas systématiquement lieu à des procédures judiciaires comptabilisées de la même manière. 

Ces particularités peuvent fausser la lecture brute des statistiques, sans refléter le vécu réel des habitants. Elles expliquent l’écart entre certains chiffres et le ressenti majoritairement serein exprimé par la population. Notre responsabilité est d’expliquer ces réalités avec honnêteté, sans minimiser ni exagérer.

Anticiper avec responsabilité les besoins futurs

Nous faisons le constat lucide d’un désengagement progressif de l’État sur certains enjeux de sécurité du quotidien. Dans ce contexte, il est possible que la commune doive, à l’avenir, renforcer encore les effectifs municipaux.

Mais recruter coûte cher, durablement. Chaque poste engage la commune sur le long terme. Ces décisions doivent être prises avec parcimonie, en tenant compte des besoins réels, des capacités financières et de l’intérêt général. C’est cela, une gestion responsable de l’argent public.

Une ville calme, vigilante et confiante

Liancourt n’est pas une ville sous tension permanente. C’est une commune où la tranquillité du quotidien est une réalité, construite par la présence humaine, la prévention et la coopération institutionnelle.

Nous continuerons à agir avec sérieux, sans céder aux discours anxiogènes, en restant fidèles à une conviction simple : la sécurité se construit dans la durée, par la clarté des rôles, la responsabilité budgétaire et le respect des valeurs républicaines.